En rade… ou chronique d’une Galère qui porte bien son nom.

Suite de notre périple. Pour vous repérer dans la chronologie des évènements : nous quittions le Cantal.

Maintenant voici le récit de notre petite galère fait sur un forum dédié aux fous en camion de notre espèce. J’y ai simplement omis une escale à Rocamadour mais qui fera peut-être l’objet d’un autre article.

Donc, revenons à nos moutons…C’est l’histoire d’un Capitaine de navire roulant (heureux, oui très heureux propriétaire d’un S170) qui a dû changer son réservoir en toute hâte car l’ancien fuyait et qu’il était pressé d’atteindre le port de Cap-Breton voir un copain avant d’aller en Espagne où il est attendu pour un baptême le week-end de Pâques.
Ledit Capitaine fait donc l’acquisition de deux réservoirs d’occasion et se dit qu’il ferait bien de les nettoyer un coup avant de les installer, mais comme dans sa prévoyance il a pensé à acheter un filtre décanteur de folie il se dit que si vraiment le nouveau réservoir est un peu crade le filtre ciclonique fera son travail et que ce n’est pas bien grave s’il ne le rince pas avant.
Le jour du grand départ arrive, la Galère vogue sur 500 mètres puis nous faisons hâlte pour remplir nos bidons d’eau. Le ravitaillement fait nous sommes prêts à repartir sauf que… la Galère ne redémarre pas… 2h de travail plus tard, après s’être dit que ce serait une grosse bêtise de déconnecter le préfiltre, le Capitaine le déconnecte et fini par redémarrer… Il est tard, nous sommes fatigué, les enfants encore plus que nous, le départ est remis au lendemain.
Au petit jour la Galère ronronne et c’est partie pour l’aventure… Oui mais voilà, au bout de quelques heures (après l’escale à Rocamadour pour la pose de midi) elle perd de sa vigueur et les côtes deviennent pénibles à passer. Premier arrêt. Le Capitaine passe son installation en revue et sort du tuyau d’aspiration du gasoil un petit paquet de merdouilles qui le bouchaient… Nous redémarrons direction le Renault truck le plus proche. Nous y arrivons péniblement et finalement le mécanicien pas très doué ne convainc pas mon Capitaine qui décide de repartir et de se débrouiller autrement.
Nous repartons et finissons notre voyage à Villeneuve sur Lot à proximité d’un garage pour poids lourds, nous disant que le lendemain matin nous pourrions leur demander de nous mettre un coup de carchère dans le réservoir et que nos soucis seraient finis… Hum… Que d’optimisme !

Le lendemain 1 ère déconvenues : je vais me renseigner au dit garage qui semble me prendre pour une folle et me donne les numéros de téléphone d’entreprises qui pourraient nettoyer proprement et chèrement notre réservoir car il n’est pas question de le passer à l’eau ( c’est pourtant ce que voulait faire le mécano du Renault truck…). Nous appelons le professionnel le plus proche, il pourrait s’occuper de notre réservoir mais ça prendrait au moins la journée … Nous hésitons mais finalement au moment de démarrer pour y aller avoir de plus d’amples renseignements… La Galère ne vogue plus !

Après moults pétages de plomb nous avons réussi à nettoyer une bonne partie du circuit gasoil et changer le filtre à gasoil qui n’avait pas l’air trop crade, mais il semblerait qu’il reste au moins un bouchon entre le la pompe d’amorçage et le filtre.

Nouveau problème : impossible de lever la (#€@&*+?!) de cabine pour y avoir accès. ( Petite explication pour ceux qui en ont besoin : sur la majeur partie des poids lourds, le moteur se trouve sous la cabine de conduite. Il faut donc la basculer vers l’avant pour y avoir accès.) Quand on pompe elle lève 1cm côté conducteur et pas de l’autre puis il ne se passe plus rien et le pompage n’est pas bien physique comparé à ce que ça devrait être. C’est sans doute dû au système de blocage qui déverrouille mal ou au niveau d’huile du vérin de levage cabine.

Si quelqu’un a l’idée de génie qui ferait se lever cette cabine, nous lui en vouerons une reconnaissance éternelle.

Finalement après bien des difficultés, l’installation d’une crépine de fortune sur le tuyau de départ du gasoil dans le réservoir, la remise en circulation du préfiltre et l’ajout s’une pompe d’amorçage manuelle juste après la sortie du réservoir, la Galère ressuscite ! Mais en attendant il nous a fallut camper en pleine zone industrielle pendant 3 jours…

La morale de cette histoire : quand un capitaine à l’intuition qu’il ne devrait pas faire quelque chose, c’est qu’il ne devrait pas le faire…

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2 réflexions sur “En rade… ou chronique d’une Galère qui porte bien son nom.

  1. Ouh la la ce fut rude alors votre arrivée à la frontière ! En tout cas Lauriane bravo pour tout ce sens mécanique. .Je sens poindre un véritable talent !quant à la morale. ..Elle est vraiment jolie !

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